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La position de Léo Lutte contre les stéréotypes filles-garçons

Photo-communiqué-stéréotypes

 

Le 8 mars, c’est toute l’année!

 

PRISE DE POSITION / Lutte contre les stéréotypes filles-garçons

 

REPORTAGE / De l’importance de la pratique sportive féminine

 

REPORTAGE / Réfléchir à l’égalité femme-homme

 

REPORTAGE / Le programme Défis & Différences

 

REPORTAGE / Discriminations, de quoi parle-t-on?

 

REPORTAGE / Sans débat, on ne s’en sort pas!

 

REPORTAGE / La liberté à l’honneur de la Quinzaine pour l’égalité entre les femmes et les hommes

 

Le 15 janvier dernier, le Commissariat général à la stratégie et à la prospective remettait son rapport « Lutter contre les stéréotypes filles-garçons, un enjeu d’égalité et de mixité dès l’enfance » à Najat Vallaud‐Belkacem, ministre des Droits des femmes et porte‐parole du Gouvernement.

Le rapport vient confirmer l’idée selon laquelle les stéréotypes ancrés en chacun de nous depuis la  plus tendre enfance participent à la création d’inégalités entre les femmes et les hommes, et ce, de  manière systémique. En  effet,  les  cercles  privés  et  familiaux tout  comme  les  institutions  qu’un  individu rencontre tout au long de sa vie (école, entreprise, organismes publiques, etc.) traitent les  personnes à partir de ces stéréotypes, créant des inégalités désormais bien identifiées.

Rien ne peut justifier que les femmes cadres dirigeantes (qui ne représentent que 20% des cadres dirigeants dans le  privé) soient  payées  32%  de moins  que  les  hommes. Rien  ne  peut  justifier  que malgré  leur  meilleure  réussite scolaire,  les  filles se  retrouvent  dans  des  filières  moins sélectives  et  moins  valorisées que les garçons. Rien ne peut justifier qu’aujourd’hui en France les femmes assument 72%  des tâches domestiques. Etc. Etc. S’il en était encore besoin, le rapport rappelle que « les écarts  entre les parcours sociaux, familiaux, et professionnels des hommes et des femmes ne peuvent être  la simple résultante de préférences individuelles ». Une série de recommandations ont pour but  d’ouvrir véritablement le choix des possibles des garçons et des filles, tout particulièrement dans les  milieux populaires.

Le diagnostic comme les « remèdes » qui figurent dans ce rapport entrent en pleine résonance  avec les actions menées par la Fédération Léo Lagrange. Notre association agit dans le sens  d’une transformation sociale en initiant dès le plus jeune âge des programmes éducatifs de lutte  contre les préjugés. Mouvement d’éducation populaire, gestionnaire de structures petite enfance,  enfance et jeunesse, la Fédération Léo Lagrange ne peut que souscrire aux 30 propositions du  rapport qui vont dans  le sens d’une meilleure  justice sociale et de plus de mixité en  agissant sur  les normes,  les cultures, les mentalités et les attitudes. Au premier rang de ces propositions, figurent des mesures qui nous concernent au premier chef dans le cadre de la socialisation des jeunes enfants  (pour plus d’implication des pères et de mixité dans les métiers de la petite enfance par exemple) ou  de la lutte contre les inégalités et discriminations filles-garçons (par le biais d’outils pédagogiques et pratiques éducatives).

Ce rapport intervient dans un contexte particulier, à la fois créateur d’espoirs et d’inquiétudes.

Espoirs,  car la commande de ce rapport s’ajoute aux annonces faites par le Président de la République le 8 mars 2013, au projet de loi pour l’égalité entre les femmes et les hommes, ou encore au lancement d’expérimentations dans les écoles comme celle des ABCD de l’égalité. Cela constitue  un signe supplémentaire qui permet de croire à l’existence d’une volonté politique affirmée pour  faire évoluer les choses à long terme.

Inquiétudes, car la société française semble connaître une crispation sans précédent autour de la question du genre. Sur internet ou dans la rue, l’agitation est systématique dès que la problématique  de  l’égalité  femmes hommes  est  interrogée.  Les  réactions  suscitées  par  ce  rapport  dans  les  mouvements conservateurs, particulièrement actifs sur le web et dont l’aura médiatique n’est pas  neutre,  en témoignent.  Caricaturant  les  études  de sciences sociales  qui font  état  des  inégalités  femmes‐hommes, resservant la théorie du complot à la moindre occasion (introduction du concept  de genre dans les livres de SVT au lycée (2011), mariage pour tous (2012), débat sur le projet de loi  Peillon sur l’école (2013), etc.), une frange extrémiste n’hésite pas à nier et à déformer la réalité.

S’opposant à une supposée théorie du genre qui voudrait anéantir les différences physiques entre  hommes  et  femmes  (on  imagine  mal  comment  cela  pourrait  être  possible),  ces  activistes  instrumentalisent  ces  débats  pour  inscrire  la société  dans  l’immobilisme  le  plus  conservateur  et  réducteur de liberté.

Dans ce contexte, la Fédération Léo Lagrange a un rôle à jouer. Il convient pour nous, association d’éducation populaire, de donner de la visibilité et d’encourager toutes les propositions susceptibles  d’être  contributives  du  changement.  C’est  d’ailleurs  pour  cette  raison  que  nous  revendiquons  aujourd’hui notre solidarité de vue avec le rapport émis par Commissariat général à la stratégie et à  la prospective.

Sensibiliser les citoyens à l’identification des mécanismes de construction des stéréotypes et les aider  à décoder  les discours simplificateurs et hors d’âge qui peuvent se manifester,  cela aussi est un  devoir pour une association d’éducation populaire. Il faut le marteler : le sexe biologique ne suffit pas  uniquement à faire un homme ou une femme, les normes sociales y participent également, parfois  grandement.  Il  est  important  que  chaque  citoyen,  et  quel  que soit son  âge  puisse  en  prendre  conscience  pour  modifier ses  comportements  en  connaissance  de  cause  pour  le  bien‐être  des  générations futures.

L’égalité femmes-hommes demeure un combat quotidien. Ce combat, la Fédération Léo Lagrange entend y prendre sa pleine part.

La Fédération Léo Lagrange (www.leolagrange.org) est un mouvement d’éducation populaire qui, depuis sa création le 6 novembre 1950, porte un projet de société qui vise à bâtir une société de progrès fondée sur l’idéal républicain. Forte de ce positionnement, elle s’engage depuis lors dans la lutte contre les préjugés et les discriminations en menant des programmes de sensibilisation de ses publics.

A travers son programme « Démocratie & Courage ! », elle a formé, depuis 2002, 1300 jeunes volontaires pour intervenir dans les collèges et lycées sur le thème des préjugés et stéréotypes véhiculés dans la société (racisme, sexisme, violence, médias). Avec une pédagogie participative adaptée, cette sensibilisation des jeunes par les jeunes a permis de toucher 180 000 adolescents. www.democratie-courage.org

Depuis 2011, la Fédération anime « Défis & Différences », un programme d’acceptation des différences et d’éducation à la citoyenneté destiné aux enfants de 8 à 12 ans. Avec une démarche pédagogique active et participative où s’enchaînent des jeux collectifs aux multiples supports (vidéos, dessins, jeux de rôles, débats…), des animateurs salariés spécifiquement formés interviennent sur des temps d’une heure sur  le rapport à l’Autre, les rapports filles/garçons…

Coordonnées pictoContact

Camille Dombret
01 53 09 00 10
camille.dombret@leolagrange.org

Doc PDF picto Télécharger le communiqué de presse

 1 / INSEE :
« Le travail domestique, 60 milliards d’heures en 2010 », Insee Première n°1423 – nov. 2012

 


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