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Portfolio Ouvrir l’école

Au quotidien, la Fédération Léo Lagrange accompagne les collectivités dans la mise en place de la réforme des rythmes éducatifs et propose des activités périscolaires ludiques et éducatives partout en France. Focus sur Tournefeuille, dans la banlieue de Toulouse, où les 13 Accueils de loisirs associés à l’école (ALAE) sont gérés par Léo Lagrange Sud-Ouest

© Photos Benjamin Géminel

  • A Tournefeuille, la réforme des rythmes éducatifs s’est déroulée sans heurts, la semaine de neuf journées et demi étant en place depuis déjà plusieurs années. Les Activités pédagogiques complémentaires (APC) font partie du quotidien des enfants, de leurs parents et des acteurs éducatifs. C’est un paysage familier où chacun a pu trouver sa place. « Il existe une réelle volonté de collaborer pour le bien-être de l’enfant », explique Corinne Véron, présidente de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) de Tournefeuille.

  • Trois temps d’accueil sont proposés dans la journée : le matin, la pause méridienne et le soir. L’objectif des APC est de conjuguer ambition éducative et respect du temps de loisir des enfants. « La Fédération Léo Lagrange met en place une très belle pédagogie. Ce ne sont pas des temps de garderie mais de véritables temps éducatifs pour tous les enfants », ajoute Corinne Véron.

  • Les enfants effectuent leur propre choix et participent de façon volontaire aux différentes animations proposées. Ces dernières sont gratuites. « Mes enfants vont à l’ALAE quand ils en ont envie », raconte Caroline Gogniat, présidente de la Fédération des parents d’élèves de l’enseignement public (PEEP) de Tournefeuille. « Et, tous les soirs, ils me demandent d’y rester ! Ils y vont avec plaisir. Ma fille aime s’y rendre pour les activités proposées, notamment la préparation d’un spectacle, et mon fils pour jouer un peu plus longtemps avec ses copains. »

  • L’équipe d’animation Léo Lagrange propose un panel d’activités éducatives diversifiées en mettant l’accent sur l’accès à la culture, l’animation sportive, l’éducation à l’alimentation, la citoyenneté, la consommation responsable et la solidarité. « Les enfants ont un large choix d’activités avec un réel contenu pédagogique », confirme Audrey Costes, présidente du Groupement indépendant des parents d’élèves (GIPE) de Tournefeuille.

  • Dans les écoles élémentaires du Petit Train, du Château et du Moulin à Vent, les équipes enseignantes et d’animation ont des projets communs et encadrent les activités ensemble : lectures, mimes, histoire de l’art, musique, jardin pédagogique…

  • « Nous valorisons aussi bien le travail effectué en classe qu’en ALAE », explique Philippe Rogissart, directeur de l’école élémentaire Petit Train. « Nous mutualisons et mettons en avant les compétences de chacun. Tout le monde a voix au chapitre. »

  • Au moment de la pause méridienne, les enfants peuvent également participer à la création d’émissions de radio, un atelier ludique et éducatif qui permet de les sensibiliser aux enjeux de l’information et des médias !

  • « La radio est un très bel outil pédagogique », lance Mireille Abbal, conseillère communautaire Toulouse Métropole. « L’objectif est de rendre les enfants acteurs, de les inciter à travailler sur la citoyenneté et sur les différentes manières de s’informer, de se forger une opinion. » Et ça marche ! Les enfants prennent un réel plaisir à décortiquer l’information ou encore à réaliser des reportages et des chroniques.

  • Les émissions de radio sont ensuite disponibles sur le site de la ville de Tournefeuille afin de permettre aux parents de les écouter. « Les enfants en sont très fiers ! »

  • « Au moment de la pause méridienne, tous les enfants sont présents. C’est important d’optimiser et de mettre en avant ce temps qui doit être un temps éducatif de valorisation des enfants », poursuit Mireille Abbal. Outre le repas, ce temps doit permettre la coupure, la détente, le loisir, le jeu, le repos entre les deux séquences scolaires où les apprentissages nécessitent efforts et concentration.

  • « L’accueil périscolaire, assuré par Léo Lagrange, a été mis en place dès 1993. Nous avons l’habitude de travailler avec les professeurs des écoles et la mairie. Il y a une réelle communication ! », explique Claudine Pepet, directrice Léo Lagrange du service Enfance de Tournefeuille.

  • Loin de la grogne qui a pu entourer la mise en place de la réforme des rythmes éducatifs, Tournefeuille l’a vécue dans le calme. « Le seul changement notable se situe du côté des horaires. Trois écoles ont allongé la pause méridienne de 30 minutes et les autres de 15 minutes », raconte Claudine Pepet.

  • L’objectif est de permettre des temps de retour au calme avant le début de la classe. Ces derniers se traduisent par des activités autour de la relaxation. Les enfants apprennent à être à l’écoute de leur corps. « Pour nous, il est important que la journée et la semaine de l’enfant soient fluides », précise Philippe Rogissart, directeur de l’école élémentaire Petit Train. Temps scolaires et temps périscolaires constituent un tout relevant d’un projet global.

  • « A l’école élémentaire du Château, l’enseignant et l’animateur font la transition ensemble. Ils ont mis l’accent sur le temps de passage de l’ALAE à l’école en mettant en place une séance de relaxation de 10 minutes », explique Murielle Thomas, adjointe au Maire de Tournefeuille, déléguée à l’éducation, à l’enfance et à la jeunesse.

  • « Il est indispensable de créer de la transversalité », poursuit Mireille Thomas. « Tous les acteurs éducatifs (ALAE, éducation nationale et parents d’élèves) doivent travailler ensemble ! Notre objectif est de créer le plus de concertation possible, des animations communes, de favoriser ces liens. » L’accueil périscolaire s’inscrit en complémentarité de l’école afin de favoriser une continuité éducative. Il ne s’agit pas d’une simple « garderie » mais bien d’un lieu de vie et d’enrichissement pour l’enfant.

  • « Il existe une belle collaboration entre les équipes de l’école et de l’ALAE », raconte Sophie Barranco, directrice de l’école maternelle Georges Lapierre. « Les animateurs apportent un regard différent et complémentaire aux nôtres sur les enfants. Par exemple, la sieste des enfants est gérée par les équipes de l’ALAE tandis que le lever est assuré par les enseignants. Le relais est fait, les équipes communiquent sur chaque enfant, autant d’éléments qui permettent une réelle continuité éducative tout au long de la journée. »

  • « Il est important de définir avec l’ensemble des partenaires les priorités éducatives à l’échelle d’un territoire », commente Claudine Pepet. « Apprendre à vivre ensemble et dans le respect des compétences et missions de chacun me paraît être une priorité au sein de chaque école. La réforme des rythmes éducatifs va bien au-delà du temps scolaire. »

  • La réforme permet ainsi à l’ensemble des référents qui entourent l’enfant de construire un véritable partenariat et de s’inscrire ainsi dans une démarche de co-éducation. « En instaurant un climat de confiance entre l’ensemble des partenaires, cette réforme permettra d’ouvrir l’école. » conclut Mireille Thomas. Un travail collectif pour le bien-être des enfants !


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