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Projet « Dialogues »


Léo Lagrange Nord-Ile-de-France intervient à la maison centrale de Poissy (78) pour coordonner et mettre en place des actions socioculturelles. Focus sur un dispositif simple : deux chaises de trois quart face, une caméra fixe, une perche. Un but : montrer que la prison est et reste un espace d’échanges et de dialogues.

Bertrand Meunier, photographe du Collectif Tendance Floue, a eu l’idée de ce projet à la suite d’un atelier mené à la maison d’arrêt de Nanterre et d’une visite au centre de détention d’Uzerche (19). Il s’est rendu compte que la communication entre les personnes détenues et le personnel de surveillance existait et était beaucoup plus riche que ce que l’on peut imaginer, loin des clichés d’opposition entre le « maton  » et « les détenus violents ». C’est cette réalité que souhaite montrer le photographe au travers la création d’un film avec à la fois des participants détenus et personnels pénitentiaires.

Dans un premier temps, Bertrand Meunier est venu à la rencontre des personnes détenues et du personnel de la maison centrale pour présenter son projet, circulant en détention, à l’étage ou encore en salle d’activités. Ces rencontres et échanges informels ont permis de développer la relation de confiance nécessaire à la bonne tenue du projet et de constituer un groupe.

Puis est venu le temps de la réflexion sur le contenu, sur ce qu’on allait pouvoir dire. Une fois le protocole établi « pas de cas particulier abordé, pas de noms cités », le tournage a pu commencer. Il a duré plus d’un mois et demi à raison de deux séances par semaine. A chaque séance, une personne détenue et un ou une surveillant se retrouvaient face à face, un thème était lancé et la discussion engagée. Le choix a été fait de parler de la prison pour permettre à chacune des deux parties d’essayer de mieux se comprendre. Ainsi huit surveillants, une des directrices de la maison centrale mais aussi le formateur cuisine ou encore la coordinatrice culture ont participé à la captation.

Il y a eu des moments d’échanges forts questionnant le sens de l’institution, le sens de la peine notamment en maison centrale, où les peines sont longues par définition, mais encore l’après et la réinsertion. Cela a ouvert un espace où le dialogue était libre et l’on s’est rendu compte de l’importance de créer et de faire exister cet espace.

 


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