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Retour sur le colloque Léo Lagrange « l’artisan du Temps Libre »

© Fédération Léo Lagrange

Le 30 septembre s’est tenu un colloque sur Léo Lagrange à l’occasion du 80e anniversaire du Front Populaire. Organisé par la Mairie du 3e arrondissement de Paris, ce colloque est revenu sur l’histoire et les actions du ministre le plus populaire du gouvernement de Léon Blum en 1936. Auteur d’une politique ambitieuse du sport et de la jeunesse tout en donnant à son action une dimension culturelle, Léo Lagrange fut précurseur.

Près d’une centaine de personnes s’est réunie dans la salle Odette Pilpoul de la Mairie du 3e arrondissement de la ville de paris. En cette après-midi pluvieuse, le public semblait ravi de pouvoir découvrir de plus près l’homme et le ministre. Après une introduction D’Alain Bergounieux, historien, inspecteur général honoraire et président de l’office universitaire de recherche socialiste, une première table ronde est organisée. Aux micros de la première table ronde, historiens, journalistes et maîtres de conférences se succèdent pour retracer la vie de Léo Lagrange et son parcours de 1936 au 6 juin 1940. Qualifié de  « militant déterminé » par Claude Pennetier, historien et directeur du MAITRON, ou encore de « talentueux communicant » par Denis Lefebvre, journaliste et secrétaire général de l’Office universitaire de recherche socialiste.  Il est pour Fabien Conord, maître de conférence à l’Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand « l’un des rares à être en adéquation entre la pensée et les actes. Il l’a démontré par sa force politique et sa fin de vie héroïque ».

© Fédération Léo Lagrange

Yann Lasnier, secrétaire général de la Fédération Léo Lagrange est intervenu sur  » la Fédération Léo Lagrange d’hier à aujourd’hui ».

 

Durant la seconde partie du colloque, après la lecture de textes par l’association « lectures pour suites », une nouvelle table ronde est organisée. Thématique de cette nouvelle session : Léo Lagrange 80 ans après. Yann Lasnier, secrétaire général de la Fédération Léo Lagrange, est intervenu pour présenter la Fédération.  « Notre association compte 6000 salariés dans toute la France, c’est la preuve qu’il existe une autre façon de militer » confie Yann Lasnier. A ses côtés, Denis Lefebvre est intervenu sur l’évolution des loisirs et du tourisme.  Françoise Chiclet, président de l’office du mouvement sportif du 3e arrondissement de la ville de Paris, a pris quant à elle la parole sur l’évolution du sport. « La ville de Paris, compte 3200 associations sportives. Il est important que les valeurs de Léo Lagrange ne perdent pas. Il faut être attentif à l’autre, aux différences de l’autre, à son corps » souligne la présidente de l’OMS3. Léo Lagrange avait pressenti dès 1937, le danger que le sport devienne entreprise. Ce malheureux mécanisme financier   qui engendre une obligation d’entrée et donc … de capitaux. Par conséquence, des obligations de fréquentations pour les associations sportives, et une pratique restreinte sauf pour les privilégiés. Léo Lagrange avait mis en place le brevet sportif par décret le 10 mars 1937, à travers cette mesure, il a souhaité mettre à la portée de tous, quel que soit l’âge, le sexe et la classe sociale, les pratiques sportives et de plein air. Précurseur, peut être aussi visionnaire, Léo Lagrange a porté la joie de vivre par la mesure emblématique des congés payés mais également à travers le fait de permettre à la jeunesse française de trouver dans la pratique des sports, la joie et la santé et de construire une organisation des loisirs telle que les travailleurs puissent trouver détente et récompense après une journée de travail. Surnommé « Saint-Just » par ses amis, il est décédé au combat le 9 juin 1940, il était l’un des très rares hommes politiques à avoir combattu pour sa patrie.


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