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/ LE DOSSIER / Vers un service civique universel

Position de Léo Vers un service civique universel

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Le service civique

 

PRISE DE POSITION / Vers un service civique universel

 

REPORTAGE / S’engager en service civique

 

REPORTAGE / Portraits de volontaires en service civique

 

REPORTAGE / Entretien avec le ministre Patrick Kanner

 

PORTFOLIO / Etre volontaire à la Fédération Léo Lagrange

 

INSTANTANE / Laura en service civique à la pépinière 15-25 de Saint-Priest

 

Le président de la République appelle de ses vœux une réforme du service civique pour aboutir à « un service civique qui pourrait s’appeler universel ». La Fédération souscrit à cet objectif et propose une nouvelle modalité du service civique afin de permettre à chaque jeune qui le souhaite de vivre cette expérience d’engagement.

Le président de la République appelle de ses vœux une réforme du service civique pour aboutir à « un service civique qui pourrait s’appeler universel ». Sa proposition, en novembre dernier, de compléter le dispositif actuel par des missions plus courtes et non rémunérées, a plongé les acteurs associatifs dans l’expectative et le débat s’est cristallisé sur la conservation du service tel qu’il existe aujourd’hui.

Les événements que nous venons de vivre viennent nous rappeler s’il en était besoin qu’il est indispensable d’offrir à tous nos jeunes l’expérience d’une aventure collective. L’élargissement du service civique se pose comme une priorité. En témoigne à ce titre l’annonce du président de la République ce 19 janvier à l’occasion des vœux aux acteurs de l’entreprise et de l’emploi : « Notre objectif est d’atteindre 100 000 volontaires le plus vite possible et 150 000 à l’horizon 2017, avec un principe simple : que tous les jeunes qui en feront la demande puissent bénéficier d’un service civique. »
Pour la Fédération Léo Lagrange, le développement de formes nouvelles de service civique permettant de toucher une part significative d’une classe d’âge est une revendication de longue date. Á la proposition d’un service civique universel, nous répondons : chiche ! Mais quelles en seraient les bases compte-tenu des contraintes de moyens ?

Pour un développement du service civique existant

35 000 jeunes de 16 à 25 ans intègrent aujourd’hui chaque année ce dispositif (environ 3,5% de la classe d’âge). Malgré sa progression, le budget voté pour 2015 (150 millions d’euros) ne permettra de toucher qu’une part infime des jeunes. Nous continuons donc de défendre un développement significatif du service civique dans sa forme actuelle, en veillant particulièrement à : prioriser les missions longues et l’accès des jeunes les moins diplômés, renforcer le contrôle de la qualité de l’accompagnement et des missions afin d’éviter le risque d’emploi « low cost ». En ce sens, nous proposons que les missions ne puissent excéder un temps de 26 heures par semaine en moyenne.

Proposer une nouvelle modalité du service civique, à la durée modulable

A côté de cette forme existante, nous proposons le développement d’une forme nouvelle permettant de toucher davantage de jeunes. Le principe consisterait à permettre de fractionner son engagement par module de 5 jours consécutifs sans excéder 3 mois par an et 24 mois au total entre 16 et 25 ans. C’est la structure d’accueil qui indemniserait directement le jeune selon un barème défini par décret, l’État prenant à sa charge une allocation de formation permettant de financer un permis de conduire, le BAFA, etc. Les champs d’engagements seraient eux aussi prédéfinis (accompagnement des publics en situation de fragilité, éducation citoyenne, encadrement des mineurs pendant les périodes de vacances scolaires, encadrement des séjours adaptés, etc.)
Ainsi, le nombre de jeunes participants d’un engagement de service civique pourrait se développer considérablement tout en conservant un régime indemnitaire excluant la confusion avec le bénévolat.

Une sensibilisation à l’engagement associatif dès la 3e

Pourquoi enfin ne pas imaginer que dès la fin du collège, puis au lycée, il soit possible de découvrir cette forme d’engagement par un accueil de plusieurs jours consécutifs au sein d’un organisme agréé ?

C’est en proposant plusieurs chemins à un désir d’engagement aux formes multiples que la France construira un service civique qui pourra se targuer d’être universel car accessible à tous, respectueux des souhaits de chacun et différencié tant du bénévolat que de l’emploi.
En 2014, la Fédération Léo Lagrange a accueilli 51 jeunes volontaires en service civique, ce qui représente 439 mois de mission.

Contact : Camille Dombret, camille.dombret@leolagrange.org Tél. : 01 53 09 00 10


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