6 questions à Yves Blein, Président de la Fédération Léo Lagrange


Pour toi, qu’est-ce qu’un Congrès Léo Lagrange ?

C’est le moment où adhérents, usagers et salariés se retrouvent pour échanger sur les orientations à venir et élire le conseil d’administration chargé de les mettre en œuvre. C’est donc un double arbitrage : le choix des orientations, de la stratégie et le choix des femmes et des hommes qui les mettront en œuvre.

 

Normalement les Congrès Léo Lagrange ont lieu tous les 3 ans. Pourquoi ce Congrès en 2019, deux ans seulement après le dernier ?

En 2017, la Fédération était arrivée à un stade de maturité et de développement qui appelait à faire évoluer son organisation. Attendre trois ans aurait semblé long aux équipes, et à ceux qui font vivre quotidiennement la Fédération. Le délai de deux ans a semblé plus motivant, stimulant et propre à donner un caractère exceptionnel à l’évènement.

 

Quel bilan dresses-tu des deux années de réflexion et de travail ProgrESS ?

Comme annoncé, nous avons revisité la Fédération Léo Lagrange de la cave au grenier.  La charte de valeurs, expression de la vision de la Fédération sur son siècle, sera un document important, de référence, qui éclaire ce que nous faisons quotidiennement au service des usagers et adhérents.

Nous nous sommes également questionnés sur les besoins sociaux qui émergent en matière de solidarité, d’engagement pour l’environnement, d’éducation. Il faudra poursuivre et approfondir ce travail.

Nous avons enfin travaillé sur les modèles du futur pour notre association, un exercice pas si évident puisqu’il faut à la fois imaginer l’économie générale souhaitée tout en ayant le souci de la réalité.

Ces deux années ont donc été fructueuses, elles ont permis de produire des réponses. Nous n’avons cependant pas tout exploré. Nous avons tout intérêt à continuer d’approfondir nos réflexions, de s’ouvrir à ce qui se fait ailleurs. On gagne toujours à être humble face à sa propre capacité créative, à sans cesse aller questionner d’autres modes d’organisations, domaines et métiers.

 

En quoi ce Congrès a-t-il vocation à marquer l’histoire de la Fédération Léo Lagrange ? Que doit-il en ressortir ?

Si dans dix ans, on dit de ce Congrès qu’il a réformé en profondeur, adapté la Fédération à son siècle, offert et ouvert de nouvelles perspectives, nous aurons réussi le pari de la réforme. Ce Congrès doit remettre en cause, bousculer parce que la Fédération vit dans un siècle fracturé où les déterminismes sociaux sont extrêmement forts. Son rôle est essentiel sur toutes ces questions-là, elle doit être en mesure d’y apporter des réponses.

 

Quels en sont les axes de travail qui structureront le programme ? Quel rôle vont jouer les congressistes lors de ces trois jours ?

Les axes de travail qui structureront le congrès sont ceux que l’on s’était donnés il y a deux ans : réfléchir et produire une réflexion sur le fond, se donner une méthode d’action et un calendrier.

Le premier jour nous permettra de débattre autour de la charte. Les congressistes auront à adopter ce texte pour qu’il devienne le texte de référence de la Fédération.

La deuxième journée sera consacrée à la façon dont nous pouvons nous enrichir du partenariat avec d’autres et comment nous développons la vision de notre organisation. Sur chacun de ces éléments nos congressistes auront à se prononcer. Parallèlement à la charte, les orientations de fond et de forme, les congressistes éliront le conseil d’administration qui devra mener à bien tous ces travaux. Ce n’est pas une participation sans conséquence, il y aura des choix qui devront être l’objet d’un vote.

 

Des différents Congrès à Léo Lagrange que tu as vécus, quel est le souvenir qui t’a le plus marqué ?

 Le Congrès de Pau en 2005. Nous avions écrit les 100 propositions pour la jeunesse et les congressistes ont été amenés à débattre et à se prononcer par le vote pour le service civique obligatoire.

La Fédération a souvent été précurseuse. Cette capacité à sentir l’opinion, les mouvements de société avant qu’ils ne se traduisent dans la loi est très important. La Fédération a joué ici son rôle d’avant-garde.


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