BAFA et conduites à risques

© Photo Benjamin GéminelL ’arrêté du 17 janvier 2012, a fait évoluer les missions de l’animateur BAFA, en demandant aux organismes de formations que les animateurs soient capables de prévenir toutes formes de discriminations et aussi de sensibiliser les jeunes aux conduites addictives et aux pratiques sexuelles. Depuis deux ans, le service Thématiques et Engagement, de Leo Lagrange Centre Est, se mobilise autour de ces modifications afin de les intégrer dans le contenu des sessions BAFA et BAFD.

Depuis quelques années, la pratique de conduite à risques chez les enfants et adolescents suscitent l’inquiétude de la part des adultes mais aussi des institutions et des organismes d’accueil. Victimes d’un mal-être, d’une souffrance psychologique, d’une envie de tester ses limites, à la recherche de nouveautés ou tout simplement poussés par l’insouciance propre à la jeunesse, les adolescents peuvent se livrer à des conduites mettant leur santé, et parfois celle des autres, en péril. C’est pourquoi les conduites à risques représentent un problème de santé publique majeur, important à prendre en compte notamment au sein des structures d’accueils collectifs de mineurs.

Depuis deux ans, le service Thématiques et Engagement, de Leo Lagrange Centre Est, se mobilise sur ces questions. En 2012, un module de lutte contre les discriminations à destination des stagiaires a été créé grâce aux compétences du service et de celles du réseau de formateurs et formatrices BAFA/BAFD. A la suite de ce travail collaboratif, le service Thématiques et Engagement s’est de nouveau lancé dans la création d’un module, cette fois-ci, de « sensibilisation aux conduites à risques et addictives. »

Pour mener à bien ce projet, un partenariat s’est alors initié entre Leo Lagrange Centre Est et Anaïs Bureau, qui réalise son stage de Master 1 Psychologie de la prévention. L’objectif de ce partenariat est de croiser les compétences et les savoirs concernant les réalités des accueils collectifs de mineurs ainsi que les méthodes de formation, en intégrant également, une approche plus professionnelle et scientifique des conduites à risques.

La collaboration, qui a démarré en novembre 2013 et qui s’achèvera fin avril 2014, devrait permettre au module de voir le jour pour les sessions de l’été. Ce dernier permettra aux stagiaires de s’approprier cette thématique pour ensuite mieux comprendre l’importance du rôle préventif de l’animateur. Ce temps permettra également à l’ensemble du groupe de réfléchir sur la posture attendue de l’animateur, le rôle de l’équipe et de découvrir les partenaires associés à cette thématique. Cet apport sera par la suite une vraie plus-value dans leur fonction d’animateur.


Vers le haut