Baromètre sur la jeunesse 2018: la génération Tanguy n’existe pas

Photo Benjamin GéminelNon les jeunes ne restent pas chez leurs parents par goût du cocooning. Au contraire, ils aspirent massivement à avoir leur propre logement. Les principaux freins à l’autonomie résidentielle sont la hausse générale de l’immobilier, la précarité de l’accès à l’emploi, ou encore les faiblesses de l’information sur les dispositifs d’aide.

C’est ce que révèle le Baromètre DJEPVA sur la jeunesse, enquête annuelle réalisée auprès de 4 500 jeunes de métropole et d’outre-mer âgés de 18 à 30 ans par l’INJEP et le CREDOC pour la Direction de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative (DJEPVA), et qui aborde notamment en 2018 la thématique du logement. Des résultats inédits qui contredisent l’image de jeunes souhaitant bénéficier le plus longtemps possible du confort familial.

Si les jeunes de 18 à 30 ans sont très nombreux à avoir déjà quitté le domicile parental au moins une fois, une part non négligeable d’entre eux connait des situations d’allers retours entre un logement autonome et le domicile de leurs parents. Ce qui les maintient ou les ramène au domicile des parents ? Les prix de l’immobilier et la précarité de l’emploi, mais aussi la méconnaissance des dispositifs d’aide au cautionnement. Favoriser la connaissance et le recours aux dispositifs de caution locative apparaît d’autant plus crucial que l’autonomie résidentielle a un impact sur la confiance en l’avenir et la satisfaction dans la vie. Les jeunes vivants dans un logement autonome présentent un indice de satisfaction dans la vie bien supérieur à celui exprimé par ceux qui n’ont jamais décohabité. Ils consentent d’ailleurs à de forts compromis sur le plan de la qualité du logement pour gagner leur autonomie résidentielle.

En savoir plus: injep.fr


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