Découvrez le projet « enjeux d’eau » : échanger pour la paix !

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La Fédération Léo Lagrange
, en partenariat avec la Fondation France Libertés, s’est engagée dans le projet solidaire de Titouan Lamazou « Enjeux d’eau : échanger pour la paix ! ». Au cœur du projet, la volonté de sensibiliser les jeunes enfants à la solidarité internationale autour d’une thématique forte : l’eau. Léo Lagrange Sud Ouest et Léo Lagrange Niger se sont fortement mobilisés et ont permis à des enfants de Toulouse et ses environs d’échanger avec des enfants de Niamey et Agadez.

Artiste de l’UNESCO pour la paix et navigateur, Titouan Lamazou souhaite favoriser les échanges interculturels entre des enfants du Nord (France) et du Sud (Niger) en leur proposant un voyage imaginaire et virtuel à travers une plateforme numérique et des visio-conférences. Pour ce projet éducatif, il a sollicité Sciences Po Toulouse, la Fondation France Libertés et la Fédération Léo Lagrange. « L’objectif premier de ce projet est la rencontre », explique Pierre Khattou, directeur pédagogique du pôle Toulouse de Léo Lagrange Sud Ouest. « C’est la symbolique du toc-toc. Un enfant d’un Centre de loisirs associé à l’école (CLAE) de Toulouse frappe à la porte d’un enfant d’Agadez et lui dit : Bonjour, qui es-tu ?»

© Benjamin Géminel

Du 19 au 26 mars 2015, environ 80 enfants des CLAE de Toulouse, Tournefeuille, la Lèze, Saint-Jory et du Contrat local d’accompagnement scolarité (CLAS) de la Salvetat-Saint-Gilles, gérés par Léo Lagrange Sud Ouest, et une centaine d’enfants d’Agadez et Niamey au Niger ont pu échanger, s’interroger, débattre aussi bien sur l’eau, le fil conducteur du projet, que sur leurs jeux préférés ou sur leurs animaux de compagnie ! « Les échanges entre les enfants étaient très fluides », témoigne Pierre. « Il s’est vraiment passé quelque chose. Ils avaient les yeux grands ouverts des deux côtés ! » Avec de vrais jolis moments partagés ! « Notamment quand les enfants de Niamey ont commencé à fredonner un air de musique. Spontanément, les enfants du CLAE Fleurance à Toulouse les ont accompagnés en tapant dans leurs mains », se souvient Pierre. « Ce type de projet permet aux enfants de sortir de leur monde », confirme Suzanne, une maman venue assister à l’échange à la Salvetat-Saint-Gilles. « Il y a une vraie énergie », ajoute Christophe Marange, enseignant à Sciences Po Toulouse. « Les enfants se sont tous fortement impliqués. »

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Pour la préparation de ces rencontres, chaque CLAE ou CLAS a pu s’approprier ce projet très librement. « Je ne voulais pas trop paramétrer les enfants », explique Céline Straven, coordinatrice du CLAS de la Salvetat-Saint-Gilles. « Je souhaitais qu’ils soient le plus possible dans la spontanéité. » Les enfants ont tout de même mené à bien quelques recherches en amont sur Titouan Lamazou, l’eau ou encore le Niger. Une fois, les premiers mots prononcés et les timidités dissipées, les enfants ont très facilement engagé la conversation. « Ils ont pris des libertés par rapport au thème », raconte Kassoum Yacouba Maïga, secrétaire général Léo Lagrange Niger. « C’était avant tout une opportunité pour eux de discuter librement, de se découvrir et de mettre à mal un certain nombre de préjugés. » Ces rencontres se sont ainsi déroulées dans la tolérance avec pour moteur l’envie de mieux connaître et comprendre l’autre.

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L’aventure continue
Les échanges ne se sont pas arrêtés là. « En parallèle de ces rencontres via Skype, d’autres projets ont débuté avec la poursuite d’un même horizon : une meilleure connaissance de l’autre », explique Pierre. « Maintenant que nous avons ouvert une porte, nous allons trouver tous les prétextes pour continuer à communiquer ensemble! » Les enfants du CLAE de la Juncasse à Toulouse ont ainsi conçu une carte postale sonore dans le cadre des ateliers « Chasseurs de sons » proposés au sein du CLAE. Cette carte sonore permettra aux enfants nigériens de s’immerger l’espace de quelques minutes dans le quotidien des enfants de la Juncasse à travers une sortie à la piscine ou de jeux autour de flaques d’eau. En écoutant ces sons, chaque enfant pourra voyager et créer lui-même sa propre immersion en se laissant porter par les seuls sons. Une belle invitation au voyage en perspective ! A la rentrée, ce sera au tour des enfants d’Agadez ou de Niamey d’envoyer leur carte sonore.

© Benjamin Géminel

« Afin de faciliter la rencontre et les échanges entre les enfants, nous avons réfléchi à leurs points communs », explique Pierre. « Le jeu vidéo en est un, d’où l’idée de créer un serious gaming ! » Le serious gaming reprend les codes graphiques du jeu vidéo en lui ajoutant une dimension éducative et pédagogique. « Nous avons essayé de conserver l’essence du jeu vidéo en y apportant les valeurs de l’éducation populaire ! » Ce jeu vidéo raconte ainsi les pérégrinations d’une goutte d’eau. Tout en s’amusant, le joueur se familiarise avec le cycle de l’eau, les nappes phréatiques… La première version du jeu envisage le parcours de cette goutte dans une zone tempérée, la deuxième version se déroulera, quant à elle, en zone aride.

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Enfin, des émissions de radio ont vu le jour au CLAE Fleurance de Toulouse et au CLAE de Tournefeuille et permis de créer du débat et de donner un aperçu des différentes conceptions de l’eau selon le lieu de vie de chacun. « Les supports techniques que nous avons utilisés étaient avant tout au service de l’échange et de la rencontre avec l’autre », conclut Pierre Khattou. Un pari réussi, à suivre !

 


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