Des médiateurs Léo Lagrange mobilisés à Toulouse


Depuis novembre 2019,
Samba, Saïda, Dany et Xavier, médiateurs de la cité éducative, adossés au dispositif adulte-relais de l’État, interviennent dans le quartier du Grand Mirail à Toulouse. Dès le début de la période de confinement, ils se sont mobilisés, avec l’ensemble des partenaires de la cité éducative, pour conserver un lien avec les familles du quartier et contribuer à la continuité éducative notamment grâce à la mise en place d’une plateforme téléphonique et à l’édition d’un guide.

Depuis novembre 2019, quatre poste d’adultes-relais, portés par Léo Lagrange Sud-Ouest, ont été créés dans le cadre de la cité éducative du Grand Mirail à Toulouse. Ils assurent des missions de médiation sociale et culturelle de proximité. Leur rôle est plus spécifiquement de renforcer la réussite scolaire des enfants et des jeunes. Ils vont à la rencontre des familles afin de les aider à (re)nouer avec une relation de confiance avec l’école, à comprendre le fonctionnement du système scolaire…

Maintenir un lien éducatif avec les familles confinées…
« Dès la première semaine, nous nous sommes réunis avec l’ensemble des partenaires de la cité éducative du Grand Mirail », raconte Yannick Seguignes, responsable du pôle engagement Léo Lagrange Sud-Ouest. « Nous avons réfléchi à la manière de favoriser la continuité éducative et d’aider à joindre les familles pour assurer le suivi de l’école. Nous avons eu l’idée de la plateforme téléphonique ! ». Le quartier du Grand Mirail a ainsi été divisé en quatre zones. Chaque médiateur a pris en charge une zone et a assuré une permanence téléphonique en direction des familles mais aussi des associations du quartier. « L’équipe a tout de suite adhéré au projet », témoigne Yannick. « C’était important de maintenir ce lien avec les familles et d’être utiles pendant cette période compliquée. »

« Nous avons affiché l’information, traduite en six langues, partout dans le quartier : halls d’immeuble, associations locales… Nous avons aussi déposé des flyers dans les boîtes aux lettres », explique Yannick. « Dès la fin du mois de mars, nous avons également sorti un guide collectif qui répertorie toutes les ressources du quartier (administrations, scolarité, soutien psychologique, associations actives pendant le confinement…) afin que les médiateurs aient les numéros indispensables pour guider et informer les familles. »

Tous les jours, Samba, Saïda, Dany et Xavier, les quatre médiateurs Léo Lagrange de la cité éducative, ont répondu aux questions des familles par téléphone. Leur rôle d’écoute, d’orientation et de coordination est fondamental. Ils ont orienté les familles vers les bons interlocuteurs, ont répondu aux questions liées à la scolarité des enfants et des jeunes et ont fait le lien avec les équipes pédagogiques de l’éducation nationale et avec les associations du quartier proposant un accompagnement à la scolarité.

Chaque médiateur a reçu environ une trentaine d’appels par semaine. Cette plateforme téléphonique a ainsi permis de réduire le nombre de familles qui n’avaient plus aucun contact avec l’éducation nationale. Les familles ont pu exprimer les difficultés qu’elles rencontraient. Les médiateurs ont identifié trois grands freins à la continuité éducative : le besoin de traductions des cours pour les parents ne maîtrisant pas le français, les problèmes d’équipements informatiques et de connexions à Internet. Face à ces difficultés, les partenaires de la cité éducative du Grand Mirail se sont, par exemple, mobilisés pour fournir du matériel informatique à des familles démunies.

… mais aussi un lien social

Au-delà de la scolarité et de l’accompagnement à la parentalité, les médiateurs ont également été sollicités, par les familles mais aussi par les associations locales, sur des questions liées à la santé, aux aides alimentaires, aux aides au logement… « Grâce au guide, les médiateurs ont pu orienter leurs interlocuteurs le mieux possible », raconte Yannick. « Ils ont également contribué à garder un lien social avec les habitants en brisant l’isolement de certaines personnes, en faisant le lien entre les institutions et les familles… Les médiateurs sont désormais très bien identifiés sur ce territoire. Nous souhaitons maintenir ce lien par la suite. Cette période inédite a créé un élan au niveau du territoire, une envie de travailler ensemble qui j’espère s’inscrira dans le temps ! », conclut Yannick.

Merci à Samba, Saïda, Dany, Xavier et Yannick !!!


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