Kurdistan d’Irak, 3 ans d’action auprès des populations réfugiées et déplacées


Depuis 2014, les conflits régionaux ont entrainé d’importantes vagues de migration vers le Kurdistan d’Irak. Cette région accueille aujourd’hui 245 000 réfugié.e.s syrien.ne.s et 1 215 000 déplacé.e.s internes, dont environ ¼ d’enfants. La plupart vivent souvent des épisodes traumatisants avant d’arriver au sein des camps, où ils souffrent souvent d’isolement, d’inactivité et de traumatismes des conflits. Pour répondre à cette situation, la Fédération Léo Lagrange intervient au sein de cette région depuis plus de trois ans avec la Fondation Danielle Mitterrand – France Libertés et grâce au soutien financier de l’AFD.

Un programme de trois ans, qui s’achève en août prochain, a été mis en place pour favoriser la résilience et l’épanouissement des enfants réfugié.e.s et déplacé.e.s du Kurdistan ainsi que de la jeunesse kurde à travers le développement de l’animation psycho-sociale.

C’est ainsi que 13 formateur.rice.s ainsi que 43 animateur.rice.s ont été formé.e.s aux méthodes et valeurs de l’éducation populaire et que plus de 8000 enfants ont bénéficié d’activités résilientes au sein de 12 camps de réfugié.e.s et déplacé.e.s.

Pour reprendre les termes de Mehabad, réfugiée syrienne et formatrice bénéficiaire du programme, l’éducation populaire est une « révolution pacifique qui permet de changer la communauté ».

L’éducation populaire est un bon outil pour faciliter l’insertion des populations réfugié.e.s et déplacé.e.s au sein d’une société.

Aujourd’hui, de nombreuses personnes sont retournées dans leur lieu d’origine mais un grand nombre de réfugié.e.s et déplacé.e.s se sont installé.e.s et font partie intégrante de la société kurde irakienne. Si cette intégration a été possible, c’est grâce à l’action et à la politique d’ouverture du Gouvernement Régional du Kurdistan, qui a facilité l’accès de ces personnes aux droits fondamentaux et à l’emploi.


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