Portfolio Le 25e Congrès en images

Le 25e congrès de la Fédération Léo Lagrange s’est tenu à Dijon les 24, 25 et 26 octobre 2014. Moment fort de la vie du mouvement, le congrès est un temps exceptionnel de débats, de réflexion et de rassemblement.

© Benjamin Géminel

 

  • Le 25e congrès de la Fédération Léo Lagrange, c’est parti !

  • Toute l’équipe de l’organisation est prête à accueillir les quelque 500 adhérents et salariés venus de toute la France, d’Europe et d’Afrique.

  • « Merci d’avoir choisi Dijon pour la tenue de votre 25e Congrès ! » Nathalie Koenders, première adjointe au maire de Dijon, déléguée à la démocratie locale, a prononcé le discours d’ouverture. « Vous restez porteurs d’un idéal qui est plus que jamais d’actualité. […] Je voudrais vous remercier toutes et tous pour rappeler avec force les exigences qu’impliquent vos valeurs fondamentales, pour lesquelles vous vous battez, et qui permettent d’apprendre l’art de vivre ensemble. »

  • S’en sont suivis les discours de Georges Heintz, président de Léo Lagrange Centre Est, de Frédéric Rosmini, président du conseil d'éthique de la Fédération Léo Lagrange et de Bruno Le Roux, président de la Fédération Léo Lagrange.

  • Après les traditionnels discours d’ouverture, retour sur le chemin parcouru par la Fédération Léo Lagrange depuis le dernier congrès organisé à Nantes en 2011. Le bilan de ces trois années d’activité est présenté de manière dynamique et originale sous la forme d’un journal télévisé.

  • Aux différentes pauses, les congressistes sont invités à déambuler dans l’espace exposition et découvrir l’espace librairie, le Hub Léo ou encore Kadogos, une exposition de photographies réalisées par Benjamin Géminel sur les enfants soldats en République démocratique du Congo.

  • Après la diffusion d’un film sur les métiers de Léo Lagrange Formation, une table ronde a débuté sur l’évolution des métiers de la formation professionnelle et l’insertion ou comment conjuguer professionnalisation et sens de l’action au service d’un projet associatif.

  • Cette table ronde s’est déroulée en présence de Philippe Meirieu, vice-président de la région Rhône-Alpes, chargé de la formation tout au long de la vie et professeur à l’Université Lumière Lyon 2. « La formation, c’est l’instauration d’une relation de transmission et d’émancipation. […] Vous êtes des porteurs de valeurs structurantes de la formation. »

  • François Rebsamen, ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social s’est ensuite adressé aux congressistes. « L’expression Éducation populaire a conservé tout son sens et son actualité. »

  • Pour clore cette première journée de congrès, les délégués se sont réunis à l’Hôtel de ville de Dijon pour un cocktail.

  • Le samedi matin, le projet associatif Léo Lagrange a été mis au cœur du débat. Ce dernier a vocation à expliciter et donner chair à nos statuts, et répondre aux trois interrogations suivantes : « Qui sommes-nous ? », « Quel projet développons-nous ? » et « Avec quelle stratégie ? »

  • Une première mouture du projet associatif a été soumise en convention territoriale en septembre, c’est désormais au tour des congressistes de se pencher sur ce texte afin d’y apporter la touche finale.

  • Une fois les travaux en atelier terminés, retour en plénière avec les projecteurs tournés cette fois-ci vers le secteur de la petite enfance.

  • Convaincue que la petite enfance au même titre que l’enfance et la jeunesse relèvent du service public, de l’intérêt général et du non lucratif, la Fédération s’est inscrite, depuis les années 2000, en résistance face à l’incursion du monde marchand et de la logique de la rentabilité. Après la diffusion d’un film sur les métiers de la petite enfance, la table ronde s’est interrogée sur les points de force de notre association pour garantir le succès face à ce défi.

  • Patrick Kanner, ministre de la ville, de la jeunesse et des sports, est ensuite intervenu. « Faire en sorte que chacun s’épanouisse, exprime librement sa singularité et en même temps continue à faire du collectif tous les jours. Voilà le chemin, peut-être ambitieux, escarpé mais surtout émancipateur que nous devons promouvoir. Voici le chemin que j’ai envie de parcourir avec vous ! »

  • Après son intervention en plénière, Patrick Kanner a été invité à découvrir un nouveau dispositif développé par la Fédération Léo Lagrange pour répondre à la désertion des structures d’accueils collectifs par les adolescents : le Hub Léo, dédié aux 11-15 ans.

  • Le ministre a également été accueilli par l’Union nationale sportive Léo Lagrange qui fête ses 30 ans cette année.

  • Le samedi après-midi, la Fédération Léo Lagrange a signé une convention de partenariat avec la Fondation France-Libertés. Christiane Taubira, garde des Sceaux et administratrice de la Fondation France-Libertés, a assisté à cette signature. « Pour nos deux associations, ce partenariat a pour fondement la volonté d’associer nos ambitions au service de la défense des droits humains et des biens communs de l’humanité », a expliqué Yann Lasnier, secrétaire général de la FLL.

  • Figure optimiste de l’engagement, Christiane Taubira a participé à la table ronde sur l’engagement aujourd’hui, l’un des sujets phares de ce 25e Congrès. « La société démocratique progresse grâce à l’engagement associatif, de l’action conduite en solidarité avec l’autre. »

  • L’engagement, une valeur subversive ou le comble du politiquement correct ? Existe-t-il des formes d’engagements non reconnues par les mouvements et organisations ? Pour aborder ces sujets, la Fédération s’est adjoint la présence d’invités de marque : Christiane Taubira, Yannick Blanc, préfet du Vaucluse, président de la Fonda (laboratoire d’idées du monde associatif), Lionel Prouteau, économiste, spécialiste de l’analyse des activités bénévoles et des solidarités de proximité, Nadia Bellaoui, présidente du Mouvement associatif.

  • Breakdance Family, junior association accompagnée par l’Accueil jeunes Léo Lagrange du quartier Pouilly-Stalingrad à Dijon, a fait une démonstration de breakdance pour le plus grand plaisir des congressistes.

  • A la pause, les délégués se sont pressés au bureau de vote pour élire le conseil d’administration.

  • Les congressistes ont rejoint l’amphithéâtre pour assister à la dernière table ronde sur la mobilisation de la société civile. Corinne Bord, vice-présidente de la Fédération Léo Lagrange, Akil Marceau, directeur de la représentation du Gouvernement Régional du Kurdistan-Irak en France et Arsène Sibally, président de Léo Lagrange Côte d’Ivoire, ont apporté leurs éclairages sur la façon de définir et de ré-enchanter le concept de société civile.

  • Afin de poursuivre la réflexion et de contribuer au débat public, le LEOLAB, laboratoire d’idées de la Fédération Léo Lagrange a été annoncé.

  • Après cette dense journée de travail et d’échanges, « L’air de rien », un groupe de musique 100% Léo, a ouvert la soirée de gala.

  • Détente et danse sont alors au rendez-vous !

  • Au programme de la dernière matinée : restitution des travaux sur le projet associatif, présentation du rapport d’orientation par Bruno Le Roux, annonce du résultat du vote pour l’élection du conseil d’administration de la Fédération Léo Lagrange et clôture du congrès par le président de la République.

  • L’édition 2014 du congrès a vu la reconduction de Bruno Le Roux à la présidence de la Fédération Léo Lagrange et celle de Yann Lasnier en tant que secrétaire général. On compte par ailleurs trois nouveaux entrants au sein du conseil d’administration constitué de 27 membres.

  • Les congressistes attendent l’arrivée du président de la République, François Hollande, qui clôture le 25e Congrès.

  • C’est la première fois que la Fédération Léo Lagrange s’apprête à accueillir à son Congrès un président de la République en plein exercice.

  • En nous faisant l’honneur de sa présence, le président de la République a plus largement honoré l’éducation populaire elle-même. « Ce mouvement de l’éducation populaire n’a jamais été aussi actuel, aussi moderne, aussi nécessaire. »

  • Au-delà de la reconnaissance du mouvement d’éducation populaire, c’est aussi celle de l’entreprise de l’économie sociale moderne, innovante qui compte aujourd’hui 4300 salariés.

  • « Nos concitoyens attendent du sens, ils nous le disent, même si il y a tant de besoins à satisfaire. Du sens dans leur travail, du sens dans leur existence, du sens dans leur temps libre. Et notre économie elle-même devient plus collaborative, moins fondée sur la propriété des objets, que sur leur partage. Ce qui fait que le modèle associatif celui que vous avez construit devient une référence, y compris pour le secteur lucratif, qui a parfaitement imaginé ce que pouvait être l’économie de demain, c’est-à-dire fondée sur l’échange, l’engagement, la responsabilité. »

  • Le président de la République a également rendu hommage à la jeunesse, l’un des thèmes centraux de sa politique, qui fait écho à l’action de la Fédération Léo Lagrange qui souhaite, depuis sa création, encourager, soutenir et promouvoir l’initiative et l’expression de toutes les jeunesses.

  • « La jeunesse, c’est votre vocation, aller vers celles et ceux qui croient que le monde va être meilleur, qui veulent que leur avenir soit meilleur que l’existence même de leurs parents. Cette priorité la jeunesse, c’est celle de mon quinquennat, faire en sorte qu’au bout de 5 ans, les jeunes vivent mieux quelle que soit leur origine, quel que soit leur parcours, quel que soit l’endroit où ils vivent.»

  • « Nous devons construire l’avenir […] avec cette idée que nous allons déplacer les frontières, non pas les frontières géographiques, non pas les frontières politiques, mais les frontières mentales. C’est ce que vous faites dans votre association. Ecoutons la voix de ceux qui se dévouent chaque jour pour faire avancer la France. Ceux qui construisent par leur talent dans tous les domaines, une France plus dynamique, plus ouverte, plus solidaire, c’est ça le message de l’éducation populaire ! C’est un message de progrès pour que nous puissions vivre ensemble, unifier la nation, lui donner du sens », a conclu François Hollande.


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