Révolution écologique : les élections européennes comme opportunité pour agir


Le 25 avril dernier s’est tenu le deuxième débat de l’initiative YOUth Europe, lancée par le do-thank L’Avenir n’attend pas, à laquelle la Fédération Léo Lagrange est associée depuis ses débuts.

L’amphithéâtre de l’école Sciences U de Montrouge est plein ce jeudi soir. L’équipe d’organisation composée en grande partie d’étudiant.e.s du campus s’est mobilisée depuis de nombreuses semaines pour l’accueil des intervenant.e.s et des citoyen.ne.s venu.e.s en nombre échanger sur un sujet crucial : la transition écologique.

Les élections européennes comme opportunité pour agir

Reprenant le même mode de fonctionnement que pour le précédent débat sur les questions d’immigration et d’intégration, YOUth Europe a rassemblé de nombreuses associations dont la Fédération Léo Lagrange, la Fondation pour la Nature et pour l’Homme, France Nature Environnement, les Jeunes Européens ou encore la Fédération des associations des étudiants en sciences sociales (ARES). Toutes ont formulé des propositions de mesures pour la mise en œuvre de l’indispensable révolution écologique.

Celles-ci ont ensuite été rassemblées dans une synthèse collective, présentée à l’auditoire ce 25 avril puis publiée à l’intention notamment des candidat.e.s aux élections européennes.

« Parler de capitalisme régulé n’est pas un gros mot », Yves Blein

Yves Blein, président de la Fédération Léo Lagrange, a pris part aux interventions d’ouverture, aux côtés de Nicolas Hulot, président d’honneur de la Fondation pour la Nature et pour l’Homme et ancien ministre de la Transition écologique et solidaire, Juliette Méadel, présidente de l’Avenir n’attend pas, Allain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue de Protection des Oiseaux et Aurélie Piet, économiste et autrice[1].

Yves Blein a souligné l’impossible dissociation entre économie et écologie et la pertinence du modèle de l’économie sociale, dont la Fédération Léo Lagrange est une fière représentante, pour en dresser les enjeux : « au début du XIXè siècle, c’était une poignée d’illuminés, aujourd’hui c’est 10 % du PIB et les jeunes en demandent. Il faut nous appuyer sur des modèles économiques qui sont compatibles avec le respect de la planète ». L’ensemble des intervenant.e.s se sont accordé.e.s sur le fait que les solutions étaient là et que l’ambition politique de les appliquer était nécessaire : « nous devons être guidés par un seul mot : solidarité ! » a affirmé Nicolas Hulot.

Trois amendements pour appuyer le rôle de la jeunesse dans la révolution écologique

Une large place a été accordée aux échanges avec la salle. De nombreux jeunes ont pu interpeller les intervenant.e.s, notamment sur leurs perspectives professionnelles. La Fédération Léo Lagrange a également proposé trois amendements à la synthèse présentée pour porter la voix de la jeunesse et insister sur la dimension solidaire de la transition écologique :

  • La généralisation de la garantie jeunes pour accompagner et former les jeunes de 16 à 25 ans, notamment vers des métiers porteurs de cette transition,
  • Le renforcement de participation citoyenne en simplifiant le droit de pétition européenne, notamment par les réseaux sociaux,
  • Le renforcement des actions du programme Erasmus+ envers les jeunes ayant moins d’opportunités sur la période 2021-2027.

[1] Aurélie Piet a récemment sorti un ouvrage intitulé « Quand l’Homo economicus saute à l’élastique… sans élastique » aux éditions Plon.


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