Comme chaque mois de janvier, le mentorat s’est mis à l’agenda public à l’occasion du Mois du mentorat, temps fort national porté par le Collectif Mentorat, dont la Fédération Léo Lagrange est membre à travers son programme Mentorat by Léo. Point d’orgue de cette mobilisation : la Soirée du mentorat, organisée à la Maison de la Radio et de la Musique le 28 janvier dernier. Une soirée marquée par des paroles fortes, des témoignages de jeunes et un message clair : face aux inégalités qui se creusent, le mentorat reste un levier essentiel. Pour Mentorat by Léo, c’est aussi le point de départ d’un nouvel élan.
Un lieu, une parole, une conviction : le mentorat comme lien vivant
Animée par la journaliste Yasmina Benbekaï, la Soirée du mentorat 2026 s’est construite sur un fil rouge et un objectif clair : rendre visibles « tous ces liens qui se tissent au quotidien », faits de confiance, de transmission et de fraternité. Pour Éricka Cogne et Sébastien Lailheugue, coprésident·es du Collectif Mentorat, les associations sont « les premières parties prenantes » de cette dynamique, avec plus de 80 structures engagées et 160 000 jeunes accompagnés chaque année.
Sébastien Lailheugue l’a rappelé : « Les besoins sont monumentaux. Des déterminismes sociaux, de genre, de validité… ces jeunes qui partent avec des désavantages risquent de trébucher. Il faut qu’on soit plus nombreux pour répondre à toutes les situations. »
Quand le mentorat redonne confiance et pouvoir d’agir
Sur scène, les témoignages de mentoré·es ont donné chair à ces constats. Djibril Diawara, 22 ans, engagé à Graine d’Orateur 93, a résumé l’essentiel : « Ce n’est pas une honte d’être aidé quand on n’arrive plus à se retrouver. Malgré nos différences, nous sommes tous liés et nous n’avons pas d’autre choix que de nous faire confiance pour avancer ensemble. »
Un débat mouvant réunissant une trentaine de mentoré·es, a mis en lumière des parcours différents mais des points communs forts : le manque de confiance, le sentiment de discrimination, et cette certitude partagée que « nous avons tous eu un mentor à un moment de notre vie ». Comme l’a exprimé Axel, 24 ans, : « Le mentorat, c’est la levée de l’autocensure, faire taire la petite voix de l’illégitimité. »
Un levier collectif, du terrain aux politiques publiques
La soirée a aussi rappelé que le mentorat est une aventure collective, portée par les associations, les entreprises et les institutions. Pour Marina Ferrari, ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, « le mentorat est l’une des briques qui permet de construire quelque chose dans le temps long : aider la jeunesse à grandir, à s’émanciper, à trouver sa voix, surtout dans les temps d’anxiété. »
Christophe André, psychiatre et co-auteur de « Ces liens qui nous font vivre – Eloge de l’interdépendance » a souligné la dimension profondément humaine du mentorat : « Le rejet est la plus grande blessure que puisse subir un être humain. À l’inverse, les plus grandes sources de bonheur sont relationnelles. Le mentorat apporte une acceptation inconditionnelle : mon mentor me prend comme je suis. »
Devenir mentor, c’est offrir du temps, une écoute, une expérience — et contribuer concrètement à retisser ces liens qui font tenir la société.



Devenir mentor· e à Mentorat by Léo : https://www.mentoratbyleo.fr/devenez-un-e-mentor/




