À Dreux (28), la première session de la formation de conseiller·ère en insertion professionnelle (CIP) de Léo Lagrange Formation s’est achevée fin avril avec un bilan très encourageant, tandis qu’une nouvelle promotion a pris le relais début juin. Mamie Lubaki, coordinatrice de cette formation qualifiante, revient sur ces deux temps forts.
Une première session qui s’achève sur de bons résultats et riche d’enseignements pour l’équipe pédagogique
Les épreuves du titre professionnel se sont déroulées du 15 au 17 avril, pour une fin de formation actée le 24 avril. Sur les onze stagiaires engagé·es dans le parcours, dix ont obtenu leur titre professionnel de conseiller·ère en insertion professionnelle. Une onzième stagiaire a validé deux blocs de compétences sur les trois requis, mais a fait le choix de ne pas repasser le bloc manquant.
Parmi les diplômé·es, Benjamin qui avait entrepris une reconversion professionnelle a d’ores et déjà rejoint une structure d’insertion par l’activité économique (SIAE), où il est aujourd’hui en poste. Une autre stagiaire poursuit son parcours en formation, avec l’objectif d’accéder à un poste à responsabilité dans le secteur de l’insertion. Les autres sont actuellement en recherche d’emploi.
Cette première session a aussi été une expérience formatrice pour Mamie elle-même, qui pilotait pour la première fois une formation qualifiante de bout en bout : participation à la réponse à l’appel d’offres, ingénierie de la formation, sélection des stagiaires, supervision des formateur·rices, organisation logistique des examens et de la surveillance du jury.
Une transformation visible chez les stagiaires
Ce qui a le plus marqué Mamie durant cette première session, c’est l’évolution de certain·es stagiaires. Plusieurs d’entre eux·elles se sont transformé·es au fil des mois. « J’ai été surprise de l’évolution positive de certains stagiaires. Progressivement, ils se sont révélés et ont pris conscience du travail qu’ils avaient à entreprendre sur leur posture vis-à-vis du monde du travail et du public à accompagner. Il y a eu une réelle remise en question de leur part, c’était très intéressant à suivre », confie-t-elle.
Les périodes de stage ont largement contribué à cette évolution. Pour certain·es, elles ont représenté une véritable prise de conscience, parfois une remise en cause de leurs représentations initiales du métier. Six semaines de terrain, confrontées à la réalité de l’accompagnement d’un public en difficulté, ont révélé tout ce qu’il restait à apprendre, y compris sur soi-même. Cette confrontation, exigeante, a demandé une forme d’humilité nécessaire pour ensuite progresser et faire évoluer sa posture et sa pratique professionnelle.
À l’issue de chaque stage, une évaluation tripartite réunissait le ou la stagiaire, son ou sa tuteur·rice et l’équipe pédagogique, complétée par des entretiens individuels et un retour collectif entre tou·tes les apprenant·es. Ces temps d’analyse en groupe ont eux aussi participé à la montée en compétences de l’ensemble de la promotion.
Une deuxième session déjà bien engagée avec des stagiaires motivé·es
La nouvelle promotion a démarré le 1er juin, avec dix stagiaires pour dix places financées par la Région Centre Val de Loire.
Les dix stagiaires, très motivé·es, sont pour la plupart en reconversion et issu·es du secteur sanitaire ou social, où l’empathie et la bonne posture professionnelle sont déjà des acquis. La différence s’est fait sentir dès le premier jour de la formation. Le premier stage, déjà réalisé, n’a suscité que des retours positifs de la part des structures d’accueil. Le second se déroulera fin septembre.
Autre évolution : alors que la première session s’appuyait sur deux formateurs, apportant chacun sa vision du monde de l’insertion à travers son propre parcours, l’équipe a fait le choix d’un seul formateur pour cette deuxième session, dans l’objectif d’une plus grande continuité pédagogique.
Le déroulé général de la formation reste sensiblement le même, avec quelques nouveautés issues des enseignements de la première session. Une demi-journée de visite à France Travail a ainsi été intégrée au programme, à la suite d’un échange avec la référente France Travail venue rencontrer la première promotion, qui avait elle-même proposé cette visite après avoir identifié les besoins des stagiaires.
Des partenaires locaux pour la découverte des spécificités du métier
La formation continue également de s’appuyer sur un réseau de partenaires engagés. La directrice de la Mission locale intervient à chaque session pour présenter ses attentes vis-à-vis d’un·e CIP amené·e à accompagner un public jeune, une intervention qu’elle pose comme condition pour accueillir des stagiaires.
Plusieurs structures d’insertion par l’activité économique (SIAE) sont également associées au parcours, dont les Restos du cœur. L’association gère un chantier d’insertion dans la restauration, au sein duquel les stagiaires se rendent pour rencontrer des CIP en poste.
Un partenariat est aussi à l’étude avec la SIAE Reconstruire Ensemble, pour une intervention directe auprès de la promotion.
Enfin, l’équipe veille à ce que les stagiaires participent aux forums emploi organisés sur le territoire, une occasion pour eux et elles de commencer à se constituer un réseau d’employeurs potentiels.
Cette deuxième session s’achèvera le 15 janvier 2027. Rendez-vous l’année prochaine pour être informé·e de leurs résultats !
Pour garder le contact :
Mamie Lubaki
Chargée d’ingénierie de formation
Centre Val de Loire
mamie.lubaki@leolagrange.org




