Cet été, à la base nautique d’Ardres (62), l’Union régionale sportive Léo Lagrange Hauts-de-France (URSLL HDF) a organisé trois séjours esprit sportif et citoyen pour des jeunes de 8 à 15 ans issu·es de structures enfance et jeunesse du réseau Léo Lagrange. Activitées nautiques, tournois de coopération, course d’orientation: au programme, des épreuves pensées pour apprendre à vivre et à réussir ensemble. Un dispositif qui incarne pleinement le droit aux vacances et l’éducation à la citoyenneté portés par notre mouvement.
Trois séjours, une même ambition : coopérer pour vivre ensemble
L’URSLL HDF est structure hôte pour les séjours « esprit sportif et citoyen » organisés à la base nautique d’Ardres. Concrètement, cela signifie que l’URSLL conçoit le projet pédagogique du séjour, construit le programme d’activités et en assure le bon déroulement, tandis que les animateur·rices des structures jeunesse inscrites assurent auprès de leur groupe la vie quotidienne.
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Cet été, trois séjours se sont succédé à Ardres :
- Du 13 au 18 juillet, 35 jeunes de 11 à 15 ans, venu·es du centre social Ferme Beaurepaire à Boulogne-sur-Mer (62), de l’association les Petits Poids à Amiens (80), du centre social de Roye (80) et des Espaces Paris Jeunes (EPJ) Flandres et Le Miroir, ont participé à un raid sportif à dimension plus compétitive que les deux suivants.
- Du 20 au 25 juillet, 33 enfants de 8 à 12 ans, issu·es du centre social Ferme Beaurepaire, et d’associations affiliées Léo Lagrange de Lévignen (60), Nesle (80) et Boissy-Fresnois (60), ont vécu un séjour esprit sportif et citoyen.
- Du 27 au 31 juillet, un dernier séjour, également pour les 8-12 ans, a réuni 10 enfants de Roye. Une fois sur place, le groupe s’est mélangé avec deux autres colos des villes d’Helfaut (62) et de Lumbres (62) afin de partager plusieurs temps d’animation.
Deux de ces trois séjours ont ainsi mélangé les jeunes et les animateur·rices de plusieurs associations affiliées Léo et de structures Léo Lagrange Animation, autour d’un même campement où chaque structure apportait ses tentes et son matériel de cuisine. L’URSLL assurait toute l’animation sportive et les jeux de coopération.
Activités nautiques, tournoi de coopération et course d’orientation
Les deux tranches d’âge ont partagé un socle commun d’activités nautiques, avec dix heures d’animation sur les cinq jours : canoë (initiation, puis jeux d’équipe et défis), kayak (relais, grand jeu sur l’eau), randonnée en canoë, ou encore des formats plus ludiques comme le « Koh-Lant’Ardres » sur le modèle de l’émission de télévision. Autant de moments où il faut coopérer dans l’eau pour réussir les épreuves !
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Le tournoi de coopération a rythmé les trois séjours. Les équipes y sont volontairement mélangées, avec un ou une jeune de chaque structure dans chaque équipe : calcul en relais, dessin dans le dos, mime à la chaîne, nœud humain, jeu du « number » et le jeu de l’horloge, où il faut se déplacer bras dessus, bras dessous pour atteindre des plots disposés sur le terrain. Pour les plus jeunes, ce dernier jeu a pris la forme d’un relais, mais l’objectif reste le même : il faut coopérer pour gagner !
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Les 8-12 ans ont en plus bénéficié d’une course d’orientation sur la base d’Ardres, en équipe de trois. À chaque balise, une charade, un rébus ou un message codé permettait de gagner une valeur citoyenne. L’équipe ayant trouvé le plus de balises accédait la première à une étape finale où elle découvrait le code 1936, année de la création des premiers congés payés, qui ouvrait un coffre rempli de goodies Léo Lagrange !
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Les 11-15 ans n’ont pas eu de course d’orientation mais une journée à l’aqua parc de Gravelines. Leur séjour était rythmé par un classement évolutif, façon olympiade.
La coopération, moteur de compétences psychosociales et citoyennes : autonomie, empathie, vivre-ensemble, participation
Au-delà du jeu, c’est bien la coopération qui structure l’ensemble du séjour. Chaque jour, un capitaine est désigné par structure d’origine. Le soir, un temps de débrief permet aux jeunes de conscientiser les compétences psychosociales développées dans la journée, les capitaines étant chargé·es d’interroger leur propre équipe puis de le restituer aux animateur·rices.
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Benoît Noël, éducateur socio-sportif de l’URSLL et directeur des séjours explique : « les capitaines devaient s’intéresser aux ressentis de leurs camarades. Est-ce que tout le monde a passé une bonne journée ? Si non, pourquoi, et comment aurait-on pu aider ? Ce rôle vise à les responsabiliser, à développer l’empathie, l’autonomie, entre autres compétences psychosociales, afin de former des citoyens. »
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La vie quotidienne participe du même mouvement vers l’autonomie : ce ne sont pas les animateur·rices qui font tout à la place des jeunes, mais bien les jeunes eux-mêmes qui font cuire les pâtes, trient, rangent, sous le regard bienveillant des adultes et avec leur aide si besoin !
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Le fair-play est valorisé au même titre que la performance : féliciter les équipes gagnantes, certes, mais aussi s’interroger sur ce qui a permis de gagner, chercher comment mieux coopérer la prochaine fois plutôt que de se focaliser sur la défaite.
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Enfin, la mixité des publics, avec des jeunes venu·es de villes différentes, est également recherchée : « elle donne à chacun·e l’occasion de communiquer et de développer ses compétences pour vivre ensemble, d’accepter tout le monde, tout en découvrant les activités physiques de pleine nature » poursuit Benoît.
Un séjour formateur pour les animateur·rices aussi
Ces séjours ne profitent pas qu’aux enfants et aux jeunes. Les animateur·rices des structures jeunesse bénéficient directement de l’expertise des deux éducateur·rices sportif·ves de l’URSLL, qui conçoivent et pilotent le projet pédagogique et technique puis dirigent le séjour.
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Le dossier pédagogique du séjour est envoyé en amont aux équipes d’animation. Benoît complète : « le premier soir de chaque séjour, nous organisons une réunion afin de rappeler la règlementation, ce qui est attendu pour les temps de la vie quotidienne, et l’importance de l’implication des jeunes. Chaque soir, nous faisons ensuite un débrief avec les animateur·rices : comment s’est passée la journée, quelles difficultés ont été rencontrées, comment ajuster le lendemain. Lorsqu’un animateur ou une animatrice a été en difficulté, nous venons dès que possible. »
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Cette dynamique d’accompagnement est volontairement pensé comme formatrice : elle permet aux équipes d’animation de monter en compétences notamment sur l’organisation d’activités physiques de pleine nature ou encore la gestion de groupe.
Ce que ces séjours changent, pour les jeunes comme pour les pros
Au total, 78 jeunes ont participé à ces trois séjours à Ardres cet été. Pour beaucoup, ce sont des premières : à 8 ans, faire cuire des pâtes soi-même pour la première fois ; dépasser sa peur de l’eau et finir le séjour en sautant sans hésiter ; oser partir en canoë alors que l’idée effrayait au premier jour. Les retours des familles vont dans le même sens : plusieurs parents ont ainsi souligné, au retour, que leur enfant avait gagné en autonomie !
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La mixité des rencontres compte aussi parmi les effets les plus marquants : des jeunes de Paris, de Boulogne-sur-Mer ou de Roye qui se croisent, coopèrent et se lient, alors qu’ils ne se seraient sans doute jamais rencontré·es autrement.
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Le troisième séjour, où le groupe de l’URSLL a coopéré avec deux autres colos, restera sans doute un des meilleurs souvenirs de l’été pour les équipes d’animation : « la cohésion entre nous, professionnels de structures différentes, a créé une très belle ambiance ! Les jeunes venaient indifféremment vers le premier animateur ou la première animatrice disponible. »
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Benoît tire un bilan global très positif : « ces séjours sont très enrichissants pour tout le monde, les pros comme les jeunes ! Tout le monde apprend, grandit, se découvre capable d’entreprendre de nouvelles expériences. » Avoir confiance en soi et en sa capacité d’action : un incontournable pour avoir confiance en l’autre et agir en tant que citoyen·ne.
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Fort de ces trois séjours, le réseau prévoit de passer, l’an prochain, à quatre semaines de séjour pour 48 jeunes à chaque fois, une montée en puissance portée notamment par la volonté de la ville d’Amiens de permettre à davantage de jeunes de partir en colonie chaque année.
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Les séjours « esprit sportif et citoyen », qu’ils se déroulent à Ardres ou ailleurs dans le réseau, portent une conviction forte : l’activité physique et sportive est un support éducatif, pas une fin en soi. Coopérer, se dépasser et développer son pouvoir d’agir : c’est tout cela que le droit aux vacances rend possible !
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Pour garder le contact :Benoît NoëlEducateur socio-sportif





