Sensibiliser aux pratiques de consommation durable : un enjeu collectif
Le 29 mai dernier à Montpellier, l’Association citoyenne et laïque des consommateurs (ACLC) organisait un colloque consacré à la sensibilisation et à l’accessibilité des consommateurs aux pratiques de consommation durable. L’ACLC rassemble l’Association Léo Lagrange pour la défense des consommateurs (ALLDC), l’ADEIC et le CNAFAL.
Cette rencontre a permis de présenter les résultats d’un projet mené dans le cadre d’un appel à projets de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), mobilisant les trois associations durant plusieurs mois.
L’objectif : mieux comprendre les habitudes de consommation de différents publics et identifier les leviers permettant de rendre les pratiques de consommation durable plus accessibles au plus grand nombre.
Des ateliers menés partout en France
Dans le cadre de ce projet, 120 bénévoles ont été formés afin d’animer des ateliers auprès d’enfants, d’adolescent·es et d’adultes.
Les participants, issus notamment de structures du réseau Léo Lagrange et de Solidarité Laïque, ont été invités à échanger autour de trois thématiques majeures :
- la lutte contre le gaspillage alimentaire ;
- l’impact environnemental du numérique ;
- l’impact de l’industrie de la mode et de la fast fashion.
Ces ateliers ont permis de recueillir les représentations, les pratiques et les difficultés rencontrées par les consommateurs dans leur volonté d’adopter des comportements plus responsables.
Les enseignements tirés de ce travail ont abouti à la formulation de huit recommandations destinées à renforcer la sensibilisation du public et à faciliter l’accès à des modes de consommation plus durables.
Des échanges nourris par des experts et acteurs de terrain
Le colloque a également été l’occasion de croiser les regards de chercheurs et d’acteurs associatifs engagés sur ces questions.
Nicolas Bricas, chercheur au Cirad, est intervenu sur les conditions nécessaires à la transition vers des systèmes alimentaires plus durables. Il a notamment souligné que la sensibilisation seule ne suffit pas toujours à modifier les comportements lorsque des contraintes économiques pèsent sur les ménages.
Thomas Ladreyt, directeur général adjoint d’Emmaüs France, a présenté les actions menées par le mouvement en faveur du réemploi et de l’économie circulaire. Au-delà de leur intérêt environnemental, ces activités constituent également un levier d’insertion sociale et professionnelle pour de nombreux publics.
Enfin, Fabien Michel, enseignant-chercheur à l’Université de Montpellier, a partagé des pistes pour réduire l’impact environnemental du numérique, notamment à travers le développement de pratiques de sobriété numérique et le recours à des solutions plus respectueuses des ressources.
Une responsabilité citoyenne partagée
Au fil des échanges, un constat s’est imposé : la transition vers une consommation plus durable repose à la fois sur l’information des consommateurs et sur la création de conditions favorables leur permettant de faire évoluer leurs pratiques.
À travers l’engagement de l’ALLDC au sein de l’ACLC, la Fédération Léo Lagrange contribue à cette réflexion collective et poursuit son action d’éducation à la consommation, afin de permettre à chacun et chacune de devenir un consommateur éclairé, responsable et acteur des transitions écologiques et sociales.
Retrouvez les recommandations issues du projet :
Rapport « Sensibilisation et accessibilité des consommateurs à la consommation durable partout et pour tous avec l’Association Citoyenne et Laïque des Consommateurs (ACLC) »
En savoir plus : www.leolagrange-conso.org




