Une partie des professionnel·les de l’animation ont débuté en pensant qu’il·elles quitteraient rapidement leur poste pour d’autres horizons. Des années plus tard, il·elles sont toujours là et ont choisi de faire carrière dans le secteur ! C’est le cas d’Anaïs, arrivée fin 2016 à l’accueil périscolaire de Brécé (35) pour la recherche d’un stage BAFA. Elle est alors recrutée pour animer les temps d’activités périscolaires (TAP) le soir. Elle pensait rester quelque temps, en attendant de choisir sa voie, après avoir arrêté ses études d’assistante sociale. Et finalement, c’est dans l’animation qu’elle a décidé d’évoluer !
« Grâce aux TAP, j’ai découvert une grande diversité d’activités : sport, détente, activités manuelles. J’ai touché à tout dès mon démarrage dans l’animation ! » se rappelle la professionnelle.
Puis, progressivement, sa responsable lui propose d’augmenter son volume horaire en assurant les accueils périscolaires du matin, du soir puis l’accueil de loisirs les mercredis et vacances scolaires.
Le BPJEPS pour continuer d’apprendre et évoluer professionnellement
Et en 2024, Anaïs émet le souhait d’évoluer : « j’en parle à mon responsable et lui demande de passer le BAFD. Il me propose alors d’envisager plutôt le BPJEPS car c’est un diplôme professionnel. Je me renseigne et je démarre la formation en novembre 2024. »
Le cursus se déroule en alternance et elle a la possibilité de réaliser son temps sur le terrain à Brécé, en restant à l’accueil périscolaire et de loisirs gérés par Léo Lagrange Animation (LLA).
« Mes missions ont évolué en même temps que la formation. Par exemple, j’assure la direction de l’accueil de loisirs pendant la moitié de chaque vacance scolaire. Le reste du temps, j’assiste la directrice dans ses tâches administratives ou encore l’organisation de réunion. » poursuit Anaïs.
Mise en place du tri sélectif avec les enfants et organisation d’une chasse au trésor
De plus, le BPJEPS (Brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport) lui donne l’opportunité de mener des projets pédagogiques sur plusieurs semaines, qui allient créativité, apprentissage et autonomie des enfants.
« C’est très satisfaisant de mettre en œuvre un projet, de sa conception au bilan. L’engagement des enfants dans la durée est très motivant pour nous, professionnels de l’animation ! » complète Anaïs.
Parmi les projets initiés pendant son BPJEPS, l’animatrice a sensibilisé les enfants au tri sélectif. Ils ont tout d’abord fabriqué des bacs de tri pour l’accueil de loisirs, ils ont ensuite appris à trier les objets et matériaux de récupération et ont formé leurs camarades !
Enfin, le contenu des bacs de tri a servi leur créativité : « les enfants étaient libres dans la transformation des objets et matériaux, ils ont créé leur planète idéale ! ».
Toujours pour favoriser la coopération entre les enfants, Anaïs a organisé une journée d’Olympiade en invitant les centres de loisirs des communes voisines. « Les enfants de notre accueil de loisirs avaient pour mission de réfléchir à l’accueil des autres enfants. Ils ont donc conçu une chasse aux trésors qui permettait à nos invités de découvrir notre structure. Plusieurs séances ont été nécessaires à l’élaboration de cette chasse au trésor ! » détaille la professionnelle.
Avancer tous ensemble et développer l’autonomie des enfants
Ce qui la motive le plus ? Apprendre avec les enfants et leur faire découvrir de nouveaux horizons. « Nous avons animé plusieurs séances sur le thème des légendes du roi Arthur. J’ai lu tous les livres pour les préparer ! J’aime créer des activités qui permettent de s’immerger dans un nouvel imaginaire ! »
Travailler dans l’éducation populaire signifie aussi partager et véhiculer des valeurs et des méthodes de pédagogie actives : « nous avançons tous ensemble et nous travaillons beaucoup sur l’autonomie. S’ils me sollicitent pour réaliser quelque chose qu’ils ignorent, je les oriente vers des camarades pour les aider. Je souhaite toujours leur montrer toutes les possibilités pour parvenir à leurs fins. »
« C’est un métier où nous avons la possibilité d’entreprendre et d’exprimer notre créativité »
Grâce à l’animation, Anaïs explique avoir pu s’épanouir pleinement, tout en partageant avec les enfants et ses collègues ce qui compte pour elle : « c’est un métier où nous avons la possibilité d’entreprendre et d’exprimer notre créativité, c’est très enrichissant ! ».
Quant au BPJEPS, il représente un tremplin vers la professionnalisation et la direction de centres : il lui a permis de formaliser ses compétences, de mener des projets ambitieux et de renforcer son rôle au sein de l’équipe.
Aujourd’hui, Anaïs incarne pleinement la philosophie de Léo Lagrange Animation : permettre l’expression de la créativité dans ses missions, valoriser le potentiel des enfants et accompagner les animateur·rices vers une véritable progression professionnelle, tout en restant fidèle aux valeurs de l’éducation populaire.
Pour aller plus loin : L’accueil de loisirs de Brece organise tous les ans une semaine du vivre ensemble, retrouvez l’article sur ce projet mené en coordination avec l’école.




